Les amants de Spoutnik – Haruki Murakami

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Titre original : Oniku no koibito
Nombre de Pages : 270
Année de parution : 2004
Édition : 10/18 Domaine Etranger

Quatrième de couverture / Résumé

K. est amoureux de Sumire, mais celle-ci n’a que deux passions : la littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et triste, et gravite sur l’orbite de la solitude. Jusqu’au jour où Sumire disparaît… Les Amants du Spoutnik bascule alors dans une atmosphère proprement fantastique où l’extrême concision de Murakami cisèle, de façon toujours plus profonde, le mystère insondable de l’amour.

Avis

C’est un roman un peu spécial que Les amants du Spoutnik, que j’ai pourtant lu en une soirée. J’ai bien aimé ce livre, les différentes atmosphères, les ambiances, toujours ces références de musique classique.
Cette fois-ci H.Murakami nous ouvre à la France, à l’Italie et à la Grèce, les bons vins, les bons repas, la bonne musique, de quoi rassasier tous nos sens..

Etrangement on ne s’attache pas réellement au narrateur, mais à Sumire, ce petit bout de femme étrange qui a tant de charme, on se laisse charmé par ses manières inhabituelles, son look étrange, ses gestes impromptues, sa franchise.
La fin me laisse un peu sur ma faim étrangement, malgré une réponse, j’ai beaucoup de mal à savoir et à différencier le vrai du faux..
En conclusion : Un livre assez particulier mais toujours agréable à lire.

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Le passage de la nuit – Haruki Murakami

 

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Titre original : Afuta Daku
Nombre de Pages : 229
Année de parution : 2008
Édition : 10/18 Domaine Etranger

Quatrième de couverture / Résumé

Dans un bar, Mari est plongée dans un livre. Elle boit du thé, fume cigarette sur cigarette. Surgit alors un musicien qui la reconnaît. Au même moment, dans une chambre, Eri, la soeur de Mari, dort à poings fermés, sans savoir que quelqu’un (ou quelque chose) l’observe. Autour des deux soeurs vont défiler des personnages insolites : une prostituée blessée, une gérante de love hotel, un informaticien désabusé, une femme de chambre en fuite …

Avis

J’ai eu énormément de mal à lire ce livre, très lent, le style est différent et neutre, un style que l’on retrouve souvent dans les documentaires et qui je trouve n’est pas agréable à lire. Une grosse déception durant cette lecture, les passages sont lent, répétitif, parfois refroidissant. On ne se sent pas accueillit dans ce monde de la nuit, on ne se sent pas à sa place..

C’était un vrai froid pour moi qui justement adore la tombée du soleil, vivre dans les ténèbres, avec une simple lumière, c’est ce que j’aime..
Nous suivons l’histoire de Mari, de Takahashi et Eri principalement.

Je suis bien contente qu’il soit si petit car sinon j’aurai abandonné, il n’y a pas de réelle intrigue, il n’y a pas d’action, on a l’impression d’être dans une bulle intemporelle, que rien ne se passe et ça en est vite lassant… Heureusement les passages avec Mari amène un peu d’action comparé aux passages d’Eri qui vous endorme sur place !

En Conclusion, c’est une mauvaise expérience pour moi.

La ballade de l’impossible – Haruki Murakami

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Titre original : Norway no mori
Nombre de Pages : 446
Année de parution : 2009
Édition : Edition 10/18 (Domaine étranger)

Quatrième de couverture/Résumé

       Au cours d’un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles: Norwegian Wood. Instantanément, il replonge dans le souvenir d’un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s’est suicidé. Kizuki avait une amie, Naoko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l’aime aussi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît…

Avis

       En cherchant sur le net quel film aller voir au cinéma en VOST, j’ai découvert La ballade de l’impossible, et là, sous le choc, je vis que Haruki Murakami avait écrit le roman. Ni de une ni de deux, j’ai foncé acheter ce livre à la librairie. Il était là dans mes mains, j’étais aux anges.
       J’avais essayé de voir le film, mais il me semblait lent, et terriblement ennuyeux car je ne comprenais pas grand chose. J’ai donc décidé de le lire avant tout.

       C’est un livre remplit de poésie, magnifique. Il y a bien sûr toujours ces scènes assez crus sur le plan sexuel, mais Haruki Murakami fait en sorte que ce ne soit pas choquant.

       Une impression de bien être et de calme lors de la lecture. On s’attache aux différents personnages. Le livre est bien trop court. Les personnages sont bien travaillés, il y a des scènes qui font pleurer, d’autres qui font rire et sourire.

       C’est l’un de mes coups de coeur de l’année pour sûr. Un merveilleux livre.

Le Sabotage amoureux – Amélie Nothomb

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Nombre de Pages : 123
Année de parution : 1993
Édition : Le Livre de Poche

4ème de couverture
Saviez-vous qu’un pays communiste,
c’est un pays où il y a des ventilateurs ?
Qu’un vélo est en réalité un cheval ?
Vous l’apprendrez, et bien d’autres choses
encore, dans ce roman inclassable, époque
et drôle, fantastique et tragique,
qui nous conte aussi une histoire d’amour
authentique.
Un sabotage amoureux : sabotage,
comme sous les sabots d’un cheval qui est un vélo…

Résumé

Fille de l’ambassadeur de Belgique Patrick Nothomb, la romancière Amélie Nothomb raconte dans ce court roman sa vie en Chine de 1972 à 1975 alors qu’elle est âgée de seulement 7 ans. Obligée, à cause des affectations paternelles de déménager de son Japon natal, la jeune Amélie découvre la Chine, pays « où il y a des ventilateurs », mais aussi l’amour à travers la jeune Elena, personnage cruel et inaccessible, idéal de beauté enfantine ; la guerre à travers les batailles incessantes que se livrent pendant ces trois ans les enfants des ambassadeurs, regroupés dans la cité ghetto San Li Tun, à Pékin et surtout la liberté qu’elle goûtera pendant ces trois ans durant lesquels elle est laissée à elle-même. Ce roman est ainsi une sorte de voyage initiatique au cœur de l’enfance d’une fillette de 5 ans.


Extrait

La machination se mit en place.
Nous étions censés être à quarante enfants – trois classes – à travailler à ce projet.
Je tiens à garantir que les historiographes furent trente-neuf au maximum. Car j’eusse préféré crever que contribuer, si peu que ce fût à cette entreprise d’édification populaire.
Si l’on exclut aussi les petits Péruviens ou autre Sélénites qui avaient atterri parmi nous et qui ne pigeaient pas un mot de français, on en arrive à trente-quatre.
Desquels il faut déduire les éternels suivistes muets qui charrient tous les systèmes, et dont le silence abruti tint lieu de participation. Restent alors vingt historiographes.
Dont Elena qui ne parlait jamais, pour respecter son image de sphinge. Dix-neuf.
Dont neuf filles amoureuses de Fabrice, et qui n’ouvraient la bouche que pour approuver bruyamment les suggestiobs de leur idole à longs cheveux. Ce qui limite l’effectif à dix.
Dont quatres garçons qui avaient Fabrice pour modèle, et dont l’action se borna à béer d’extase quand il parlait. Six.
Dont un Roumain qui, très officiel, répétait à tue-tête combien l’affaire lui plaisait et combien il aimerait y participer. Xe qui fut sa seule participation. Cinq.
Dont deux rivaux de Fabrice, qui s’efforçaient timidement de contredire ses idées, et dont les moindres interventions étaient aussitôt noyées sous la huées. Trois.
Donc un cas étrange, qui ne s’exprimait jamais qu’en play-back. Deux.
Dont un garçon qui se plaignait, peut-être avec sincérité, de n’avoir pas un atome d’imagination.
Et voici comment mon rival écrivit tout seu notre oeuvre collective.
( Ce qui est d’ailleurs le cas de la majorité des oeuvres collectives.)
Et voici comment ceux qui étaient censés apprendre à lire ou à écrire par la grâce de cette stimulation n’apprirent rien.

p.78-79

Avis

Amélie débarque enfin en Chine, où elle attérit dans le Guetto San Li Tun où la plupart des Français sont rassemblés. Elle nous invite à l’accompagner dans ses nombreuses bêtises et aventure. Son monde est bien différent du nôtre où les vélos se changent en chevaux, et de simples jeux d’enfants se transforment en révolutions et guerres.

Encore une fois, Amélie Nothomb écrits de très bon livre quand on veut se détendre. Elle me permets toujours de rigoler un peu, de changer d’univers. L’insertion est très facile, l’écriture est très agréable. On comprends très bien ce qu’elle veut nous faire partager.

On est transporté, et fasciné tout comme elle face à cette Elena, même si elle me tapait un peu sur les nerfs à se prendre pour une duchesse ou autre… Cette naïveté sur l’amour et sur le fait de croire que l’on est mâture, un vrai plaisir.

En bref, je n’ai pas vraiment de points négatifs pour ce livre, même si ce n’est pas un coup de coeur, il se lit très vite, idéal comme lecture légère.

Sauve-moi – Guillaume Musso

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Nombre de Pages : 345
Année de parution : 2005
Édition : Pocket


4ème de couverture

      Lorsque, par une froide soirée d’hiver, Juliette et Sam se croisent en plein cœur de Broadway, c’est le coup de foudre. Elle, joli Francaise de 28 ans, multiplie les petits boulots en nourrissant des rêves d’actrices. Lui, la trentaine, est un jeune pédiatre new-yorkais dévoué corps et âme à son travail depuis le suicide de sa femme. Persuadés d’avoir enfin trouvé un sens de leur vie, ils vont s’aimer le temps d’un week-end intense, aussi magique qu’inoubliable. Mais Juliette doit retourner à Paris. Quant à Sam, il ne sait trouver les mots pour la garder à ses côtés.
Du moins, pas assez vite. Car à peine l’avion de la jeune femme a-t-il décollé qu’il explose en plein vol.


Résumé

      Rien ne prédisposait Juliette et Sam à se rencontrer. Encore moins à tomber amoureux. Leur rencontre est explosive et magique. L’espace d’un week-end à New York, ils vivent le coup de foudre et la passion. Mais voilà, chacun a menti à l’autre. Sam en se prétendant marié, Juliette en racontant qu’elle est avocate. Juliette doit repartir pour Paris, et Sam l’accompagne à l’aéroport. C’est l’instant décisif où leur destin peut basculer, mais ni Sam ni Juliette n’osent prononcer les mots qu’il faut. Une demi-heure plus tard, la nouvelle tombe : l’avion de Juliette a explosé en plein ciel. Sam sombre dans le désespoir. Mais il ignore que leur histoire est loin d’être terminée.

Extrait 1

– A votre avis, reprit Grace, qui décide de l’heure de la mort ?
Le médecin fronça les sourcils.
– Si on mets de côté les meurtres et les suicides, on meurt lorsque l’organisme a épuisé ses ressources…
– Bla-bla-bla…
– C’est la vérité, se défendit Sam, les gens ont l’âge de leurs artères. Leur état de santé dépend de leur constitution, de leur alimentation et de leur hygiène de vie.
– Et dans le cas des accidents ?
Il haussa les épaules.
– C’est ce qu’on appelle le « risque de vivre », non ? Une succession de hasards malheureux qui font qu’on se trouve au mauvais endroit au mauvais moment.
– Est-ce que tout cela ne vous paraît pas un peu trop terre à terre ?
– Non, ca ne me semble pas terre à terre et je ne vois pas très bien sur quel terrain vous voulez m’entraîner…
– Imaginez que l’heure et les circonstances de notre mort soit programmées à l’avance, hasarda Grace.
– J’ai vu Matrix à la télé mais je n’y ai pas compris grand chose.

p.159

Extrait 2

    […] Nous vivions côte à côte mais nous n’étions qu’  » un + un  » sans avoir jamais réussi à être deux.
Je crois qu’on ne peut secourir quelqu’un que s’il accepte votre aide. Mais Frederica s’ouvrait de moins en moins. Elle ne s’était jamais vraiment libérée de son passé. Elle avait perdu l’envie de se battre à un degré que je ne soupçonnais pas. Combien faut-il avoir perdu l’espoir pour se suicider alors qu’on est enceinte…
Pendant les mois qui ont suivi, tout m’était indifférent. Rien ne pouvait m’atteindre, ni la joie, ni la douleur. Ma propre mort ne m’effrayait plus. Certains jours, je l’attendais mène comme une délivrance.
[…]
Jusqu’à toi…
Combien de chances crois-tu que nous avions de nous rencontrer ? J’ai lu quelque part que plus d’un million et demi de personnes se croisaient chaque jour à Time Squares. Un million et demi, tu te rends compte !
Il s’en est fallu de quoi pour se rate ? Une seconde tout au plus…
Si tu avais traversé la rue une seconde plus tôtm nous nous serions loupés. Si j’avais changé de file une seconde plus tard, nous nous serions loupés.
Toute notre histoire tient dans cette seconde.
Juste une seeconde et je n’aurais jamais apercu ce visage.
Une petite seconde et tu ne saurais même pas que j’existe.
Une petite seconde et tu ne serais pas descendue de ton avion…
Une secondde et je serais morte… pensa Juliette sur sa terrasse.
Et si cette seconde était notre seconde ? Notre étincelle inespérée, notre chance.
Celle qui pourrait changer nos vies à jamais…
Penses-y !

p.224-225

Avis

Je me suis forcé à lire ce livre, quelle horreur.
Pourquoi alors je me suis torturée? Car on m’a toujours dit qu’il fallait connaître avant de critiquer. J’ai donc lu, et maintenant je peux enfin dire haut et fort que ce qu’écrit Musso est de la pure daube, quelle horreur, immondice. Je ne dis pas que je serais meilleurs, mais de savoir qu’autant de français aiment ce livre.. ça me désespère.. Comment est-ce possible ? Alors qu’il y a tellement de livres mieux écrits, plus intéressant!
Alors oui, quand on a..12 ans ça peut-être bon, mais comment en tant qu’adulte voir 16 ans et + on peut aimer « ça » ? Il n’y a rien à en tirer vraiment.. J’ai choisis deux extraits vraiment bidon qui me semblait très cliché – surtout le deuxième -. Et oh dieu, j’espère que le jour où j’aurai le courage d’écrire vraiment, je ne serais pas aussi nulle.. J’aurai vraiment honte alors, et je n’aurais plus qu’à me couper les veines.
Ce ne sont que cliché sur cliché, faussement américain. On dirait qu’un retraité « has been » essaye d’être « in » en écrivant un roman à l’eau de rose (très raté d’ailleurs) cliché, pathétique, du vue et du revue, jamais de jamais vue. Autant dire que j’ai détesté.

Kafka sur le rivage – Haruki Murakami

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Titre original : Umibe no Kafuka
Nombre de Pages : 637
Année de parution : 2006
Édition : 10/18 Domaine étranger

Quatrième de couverture

      Kafka Tamura, quinze ans, s’enfuit de sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un vieil homme amnésique décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure enchanteur. Les forêts se peuplent de soldats échappés de la dernière guerre, les poissons tombent du ciel et les prostituées se mettent à lire Hegel. Conte initiatique du XXIe siècle, Kafka sur le rivage nous plonge dans une odyssée moderne et onirique au cœur du Japon contemporain.

Résumé 

      « Un jour, tu tueras ton père de tes mains, et tu coucheras avec ta mère et ta sœur. » Le jour de ses quinze ans, Kafka Tamura fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la prophétie paternelle, qu’il ressent comme un mécanisme à retardement enfoui dans ses gènes. Il se rend dans la ville de Takamatsu, sur la lointaine île de Shikoku, et trouve refuge dans une petite bibliothèque privée. Protégé par le bibliothécaire et son énigmatique directrice qui lui offrent contre toute attente un emploi et un toit, l’adolescent commence une nouvelle vie. Tout irait presque pour le mieux s’il n’apprenait l’assassinat de son père. Comment expliquer que ce dernier a eu lieu exactement le jour où il a perdu connaissance pendant quelques heures en rentrant de la bibliothèque et s’est réveillé dans l’enceinte d’un sanctuaire, avec son tee-shirt plein de sang ? Qu’a-t-il pu se passer pendant qu’il était évanoui ? A-t-il emprunté des circuits particuliers aux rêves pour assassiner son géniteur ? La responsabilité commence-t-elle avec le pouvoir de l’imagination ?
Tandis qu’il s’interroge, Kafka ignore qu’un vieil homme simple d’esprit, capable de parler aux chats et de faire chuter des poissons du ciel, a quitté Tokyo et se rapproche de lui comme s’il obéissait à un appel mystérieux. Le destin les entraîne tous deux dans une direction de plus en plus étrange…

Extrait 1

– Merci. “ En voyage, on a besoin d’un compagnon “, comme dit le proverbe.
Je hoche la tête, J’ai l’impression de ne faire que ça depuis un moment. Mais qu’est-ce que je pourrais bien dire ?
– C’est comment déjà, après ?
– Après quoi ?
– Après “ on a besoin d’un compagnon “. Il y a une suite, non ? Je ne me rappelle plus. J’ai toujours été nulle en japonais.
– “ Et dans la vie, de compassion. “
– “ En voyage, on a besoin d’un compagnon et dans la vie, de compassion “, répète-t-elle comme pour vérifier. Mais qu’est-ce que ça signifie au juste ?
Je réfléchis. Ca me prend un peu de temps. Elle, elle attend sans bouger.
– Je pense que ça veut dire que les rencontres de hasard sont importantes pour le bien-être des gens. En gros, dis-je.
Elle réfléchit un moment, puis croise lentement ses mains sur la table.
– C’est vrai. Moi aussi, je crois que les rencontres de hasard sont importantes pour le bien-être.

p.31

Extrait 2

– Dans Le Banquet de Platon, Aristophane affirme que dans le monde mythique d’autrefois il existait trois types d’êtres humains. Tu connais cette histoire ?
– Non
– Autrefois, les êtres humains ne naissaient pas homme ou femme, mais homme/homme, homme/femme, ou femme/femme. Autrement dit, il fallait réunir deux personnes d’aujourd’hui pour en faire une seule. Tout le monde était satisfait comme ça, et la vie se déroulait paisiblement. Mais Dieu a pris une épée et a coupé tous les êtres en deux bien nettement, par le milieu. Résultat : il y a eu des hommes et des femmes, et les gens se sont mis à courir dans tous les sens toute leur vie à la recherche de leur moitié perdue.

p.52

Avis

      Voilà, j’ai enfin fini le livre qu’autrefois j’avais abandonné.. Et bien, un seul sentiment reste : la perplexité. Je ne suis pas vraiment sûre qu’il y ait un sens à tout cela. Que doit-on en tirer de cette histoire ? Quelle est le message final ?

Haruki Murakami a une façon d’écrire très cru, tant au niveau de la violence, des « tortures », que de la sexualité. Je suis encore choquée et prise d’horreur en pensant à la scène des chats. Je regarde mon chat avec des yeux remplis de larmes à l’idée que ceci arrive à celle-ci.. Et puis les détails ne sont pas épargnés..

Kafka Tamura, un jeune adolescent fuit sa maison où seul lui et son père habitent ensemble, il part et rencontre dans le bus une jeune fille qui va habiter chez une amie. Tout deux vont avoir un lien proche de celui d’un frère et d’une soeur. Kafka aimant plus que tout la littérature, va tout les jours se retrouver dans une bibliothèque publique mais un peu exceptionnel, car c’est là que tout va commencer.

Nakata lui, victime d’un accident étrange et sans réponse durant la seconde guerre mondiale, a le pouvoir de parler aux chats. C’est comme cela qu’il gagne un peu mieux sa vie, même sa façon de voir les choses est quelque peu surprenante. Il est un peu simplet, ce qui ne le rends pas stupide pour autant. Un personnage très attachant, ayant toujours ses rites et des façons très étranges d’agir..

L’écriture est assez fluide, même si on met un peu de temps à s’y habituer. Je dois avouer qu’au début, j’attendais les reportages ou les interrogatoires de l’époque pour faire une pause. Heureusement il y a beaucoup de chapitres, ce qui permets de faire de nombreuses pauses, car après tout, même si c’est un roman qui se dévore, parfois, il faut faire une pause, on ne peut pas supporter 637 pages de glauque d’affilé. De plus, c’est grâce à ce livre que je me suis mise à lire Les Mille et Une Nuits.

Bref, un livre à lire si on a le coeur accroché pour certaines scènes et si les méli-mélo et la confusion ne gêne pas.

L’échapée belle – Anna Gavalda

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Nombre de Pages : 164
Année de parution : 2009
Édition : La Dilettante


Résumé

Simon, Garance et Lola, trois frère et soeurs devenus adultes, s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d’un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle.
Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adultes.

Extrait

« Nous sommes remontés en voiture sans échanger un mot. Carine a sorti une lingette d’alcool de son vanity pour se désinfecter les mains.
Carine se désinfecte toujours les mains quand elle sort d’un lieu public.
C’est à cause de l’hygiène.
Parce que Carine, elle « voit » les microbes.
Elle voit leurs petites pattes velues et leur horrible bouche.
C’est la raison pour laquelle elle ne prend jamais le métro d’ailleurs. Elle n’aime pas les trains non plus. Elle ne peut pas s’empêcher de penser aux gens qui ont mis leurs pieds sur les fauteuils et collé leurs crottes de nez sous l’accoudoir.
Elle interdit à ses enfants de s’assoir sur un banc ou de toucher les rampes des escaliers. Elle a du mal à les emmener au square. Elle a du mal à les poser sur un toboggan. Elle a du mal avec les plateaux de McDonaled’s et elle a « beaucoup » de mal avec les échanges de cartes Pokémon. elle déguste avec les charcutiers qui ne portent pas de gants et les petites vendeuses qui n’ont pas de pince pour lui servir son croissant. Elle souffre avec les goûters communs de l’école et les sorties de piscine où tout les gamins se donnent la main avant de s’échanger leurs mycoses.
Vivre, pour elle, est une occupation harassante. »

p.26-27

Avis

      Un livre qui se lit d’une traite. Très léger et agréable à lire. J’ai eu de nombreux fou rire, surtout à causes de blagues pas très catholiques, mais que j’ai beaucoup aimé. Tout ça est très familiale, et léger même si elle traite des problèmes de tout les jours qui nous tirent un peu vers le bas. Durant cette escapades que les frères et soeurs vont s’offrire, ce sera a nouveau comme autrefois, ce sera anouveau des moments insouciants qui m’ont fait beaucoup sourir. J’aimerai vivre ça.

Lola est très amusante, à se moquer de la femme de son frère, et à ne pas pouvoir la supporte, ce que je comprends parfaitement.

Je pense que ce livre est plus destiné aux jeunes adultes, voir adultes plutôt qu’aux adolescents qui n’ont pas encore vécu ces moments pour ressentir cette nostalgie du temps passé, que j’ai moi de même beaucoup eu de mal à vraiment ressentir de moi-même, heureusement c’est assez bien décrit. Peut-être qu’un jour je le relirais, quand je serais vieille,  voir ce que j’en penserais..

L’élégance du hérisson – Muriel Barbery

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Nombre de Pages : 413
Année de parution : 2006
Édition : Folio



 

Quatrième de couverture

      “Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble de bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personnes que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

      Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riche. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poisson, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. “
Résumé

      Bien que très douée et d’une immense culture générale, acquise en autodidacte en fréquentant les bibliothèques, Renée, cinquante-quatre ans, a décidé de vivre cachée sous les dehors de la concierge niaise et inculte que les habitants du 7, rue de Grenelle croient connaître. C’est donc en clandestine qu’elle lit du Proust, que son chat s’appelle Léon en référence à Tolstoï et qu’elle emprunte des livres de philosophie à la bibliothèque universitaire du quartier. Aucun de ces « riches suffisants » ne doit penser que sous ses airs de concierge revêche se cache une intelligence brillante et une personne cultivée.

      Paloma, 12 ans, brillante et révoltée, habite également au 7, rue de Grenelle. Elle refuse le monde des adultes qu’elle considère comme un bocal à poissons plein d’inepties et de faux semblants. C’est pourquoi elle a pris sa décision : à la fin de l’année scolaire, le jour de ses 13 ans, elle se suicidera et mettra le feu à l’appartement familial.

      Mais des changements surviennent quand Kakuro Ozu, un Japonais féru de culture, lointain parent du cinéaste Yasujirō Ozu (qu’affectionne particulièrement Renée), emménage dans l’immeuble…


Extrait 1

      Apparemment, de temps en temps, les adultes prennent le temps de s’assoir et de contempler le désastre qu’est leur vie. Alors ils se lamentent sans comprendre et, comme des mouches qui se cognent toujours à la même vitre, ils s’agitent, ils souffrent, ils dépérissent, ils dépriment et ils s’interrogent sur l’engrenage qui les a conduit là où ils ne voulaient pas aller. Les plus intelligents en font même une religion : ah la méprisable vacuité de l’existence bourgeoise ! Il y a des cyniques dans ce genre qui dînent  la table de papa : “ Que sont nos rêves de jeunesse devenus ? ” demandent-t-ils d’un air désabusé et satisfait. “ Ils se sont envolés et la vie est une chienne ”. Je déteste cette fausse lucidité de la maturité. La vérité, c’est qu’ils sont comme les autres, des gamins qui ne comprennent pas ce qui leur est arrivé et qui jouent aux gros durs alors qu’ils ont envie de pleurer.
      C’est pourtant simple à comprendre. Ce qui ne va pas, c’est que les enfants croient au discours des adultes et que, devenus adultes, ils se vengent en trompant leurs propres enfants. “ La vie a un sens que les grandes personnes détiennent “ est le mensonge universel auquel tout le monde est obligé de croire. Quand, à l’âge adulte, on comprend que c’est faux, il est trop tard. Le mystère reste intact mais toute l’énergie disponible a depuis longtemps été gaspillée en activités stupides. Il ne reste plus qu’à s’anesthésier comme on peut en tentant de se masquer le fait qu’on ne trouve aucun sens à sa vie et on trompe ses propres enfants pour tenter de mieux se convaincre soi-même.

p. 20

 

Extrait 2

      Quand je pense au go… Un jeu dont le but est de construire du territoire, c’est forcément beau. Il peut y avoir des phases de combat mais elles ne sont que des moyens au service de la fin, faire vivre ses territoires. Une des plus belles réussites du jeu de go, c’est qu’il est prouvé que, pour gagner, il faut vivre mais aussi laisser vivre l’autre.  Celui qui est trop avide perd la partie : c’est le subtil jeu d’équilibre où il faut réaliser l’avantage sans écraser l’autre. Finalement, la vie et la mort n’y sont que la conséquence d’une construction bien ou mal bâtie. C’est ce que dit un des personnages de Taniguchi : tu vis, tu meurs, ce sont des conséquences. C’est un proverbe de go et un proverbe de vie.

p.120

Avis

Voilà donc un livre que je voulais lire depuis très longtemps maintenant. Je voulais faire un article regroupant le livre et le film, mais je n’ai pas envie d’être déçue, rien que d’avoir vu les acteurs, je n’ai pas envie de le voir, ils ne correspondent pas aux personnages que je me suis crée et c’est bien dommage. Néanmoins, en ce qui concerne le livre, j’ai adoré. Un vrai coup de coeur, même si j’ai eu besoin de mon dictionnaire plus d’une fois ! C’est exactement le genre de livre que je pourrais lire et relire sans me lasser. Ses mots, ses sons, sa trame. Des personnages très touchant ET attachants. On veut que René se « dépasse » et prouver que oui c’est possible.

Je ne regrette rien dans ce livre, de A à Z, j’ai tout aimé. Je suis tombé amoureuse de Kakuro Ozy, il est génial, j’aime surtout ses toilettes avec la chasse d’eau, un vrai coup de coeur, j’ai bien ris, et j’étais aussi surprise que Renée.

On ne s’attends pas du tout à la fin..j’ai été très triste.. Mais un bien pour un mal je suppose..

Muriel Barbery a une très fine plume et je l’admire pour ça, durant tout le roman, on ne peut que s’extasier devant son style. C’est surement l’un des meilleurs roman que j’ai lu. C’est donc un livre à lire absolument.

En conclusion, un grand coup de coeur pour ce livre.