Candide – Voltaire

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Nombre de Pages : 288
Année de parution : 1990
Édition : Larousse Classique

Quatrième de couverture

       « Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin »« Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin »

Résumé

       Candide, le fils supposé de la soeur du baron de Thunder-Ten-Tronckh, vit dans l’innocence d’une jeunesse protégée par l’enseignement de son précepeteur, Pangloss. Pour ce dernier tout est au mieux. Dans ce paradis, le jeune homme découvre l’amour en la personne de Cunégonde, la fille du baron. Les jeunes se font surprendre dans une position accablante et Candide est chassé, à grands coups de pieds dans le derrière. Notre héros se trouve de la sorte propulsé dans le récit.

Extrait

       Candide fut très content d’une actrice qui faisait la reine Élisabeth dans une assez plate tragédie que l’on joue quelquefois. « Cette actrice, dit-il à Martin, me plaît beaucoup ; elle a un faux air de Mlle Cunégonde ; je serais bien aise de la saluer. » L’abbé périgourdin s’offrit à l’introduire chez elle. Candide, élevé en Allemagne, demanda quelle était l’étiquette, et comment on traitait en France les reines d’Angleterre. « Il faut distinguer, dit l’abbé ; en province, on les mène au cabaret ; à Paris, on les respecte quand elles sont belles, et on les jette à la voirie quand elles sont mortes. – Des reines à la voirie ! dit Candide. – Oui vraiment, dit Martin ; monsieur l’abbé a raison : j’étais à Paris quand Mlle Monime passa, comme on dit, de cette vie l’autre ; on lui refusa ce que ces gens-ci appellent les honneurs de la sépulture, c’est-à-dire de pourrir avec tous les gueux du quartier dans un vilain cimetière ; elle fut enterrée toute seule de sa bande au coin de la rue de Bourgogne ; ce qui dut lui faire une peine extrême, car elle pensait très noblement. – Cela est bien impoli, dit Candide. – Que voulez-vous, dit Martin : ces gens-ci sont ainsi faits. Imaginez toutes les contradictions, toutes les incompatibilités possibles, vous les verrez dans le gouvernement, dans les tribunaux, dans les églises, dans les spectacles de cette drôle de nation. – Est-il vrai qu’on rit toujours à Paris ? dit Candide. – Oui, dit l’abbé, mais c’est en enrageant ; car on s’y plaint de tout avec de grands éclats de rire ; même on y fait en riant les actions les plus détestables.

p.157

Avis

J’essaye peu à peu de lire plus de classiques. J’ai donc essayé Candide  de Voltaire, et ce n’est vraiment pas une mauvaise surprise. J’avais plusieurs fois étudié des extraits au lycée de Voltaire, et je n’ai jamais été déçue, j’aime beaucoup sa façon d’écrire, ses idées, ses critiques, sa façon d’approcher les sujets important de la société  et surtout, c’est grâce à lui que j’ai appris le mot « concaténation », qui ne m’a jamais vraiment servit malheureusement.

L’œuvre se passe dans presque tout le globe terrestre. De l’Allemagne à l’Italie, jusqu’en Espagne, pour enfin aller en Amérique du Sud à Buenos Aires, jusqu’au Paraguay, le pays des Oreillons, l’El Dorado pour revenir en France et finir à Constantinople. Que de voyages, et que d’aventure.

En Allemagne. Candide est amoureux de Mlle Cunégonde, il vit de longs jours en croyant en ce que le docteur Pangloss, son maître de philosophie lui dit. Un jour Candide est surpris par le père de Mlle Cunégonde, et est jeté du château. Il est embarqué suite à ça, sur un bateau où il est torturé (punis). Finalement il atterrit en Italie et rencontre Pangloss qui lui explique que Mlle Cunégonde  et toute sa famille sont morts suite à l’attaque des bulgares.

J’ai trouvé l’œuvre très noir. En même temps, je pense que c’est tout le concept au vue du nom du personnage principal ainsi que du titre. Tout n’est que viol, torture, perfidie, meurtre, cannibalisme, et pourtant, Dr. Pangloss ne peut que trouver à dire que « tout va pour le mieux ». J’ai eu beaucoup de mal durant les scènes décrites par Mlle Cunégonde, et la vieille femme.

En ce qui concerne les personnages, je n’ai pas trouvé Candide très attachant, il est bien trop « candide »  sans vouloir abuser de jeux de mots. Et je n’aime pas du tout cette naïveté. Le nombre de fois que les autres se sont servis de lui et qu’il ne l’a pas vu venir me fait écarquiller les yeux. Ne parlons même pas de Pangloss qui ne me donnait qu’une envie, c’est de lui fracasser la tête et de le bâillonner. Heureusement, il y avait Martin et la vieille femme qui eux, me semblait bien mieux, et que j’aimais « écouter ». Je n’ai pas ressenti plus d’intérêt pour Mlle Cunégonde et le Baron.

Ce qui est sûre, c’est que le merveilleux règne dans ce livre. Non seulement, les personnages meurt et revivent nombre de fois – heureusement que Voltaire leur a laisser tout de même 3 semaines pour se remettre, un minimum de réalisme -, mais en plus, il conçoit une utopie dans laquelle l’or, les diamants, les rubis et autres pierres/métaux précieux n’ont aucune valeur. Où tout le monde est heureux, où les hommes et femmes sont égaux. Bref, le ciel est bleu, les oiseaux chantent et nous vivons d’amour et d’eau fraîche.

Pour finir, il y a une grande morale à en tirer : Il ne faut pas se fier aux apparences. Tous ont leur malheur, personne n’a été heureux toute sa vie. Enfin, Voltaire en parle mieux que moi.

En bref, un livre incontournable, un classique à lire voir à relire pour bien comprendre tous les petits détails. J’ai eu un grand plaisir à le lire – même s’il m’a glacé le sang plus d’une fois ! -.

Les aventures d’Alice au pays des merveilles – Lewis Carroll

https://i0.wp.com/ebeth-books.cowblog.fr/images/AW.jpgTitre original : Alice’s adventures in wonderland
Nombre de Pages : 385
Année de parution : 1976
Édition : Aubier Flammarion

 



Quatrième de couverture / Résumé

  Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d’un bond car, en un éclair, elle réalisa qu’elle n’avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s’engouffrer dans un vaste terrier sous la haie.  » Pourquoi Alice s’étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C’est au pays des merveilles que l’a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.

Extrait

  « Fort bien, nous allons à présent nous amuser ! pensa Alice. Je suis contente que l’on ait commencé de poser des devinettes. – Je crois que je pourrais deviner cela », ajouta-t-elle à haute voix.
  « Voulez-vous dire, demanda le Lièvre de Mars, que vous pensez pouvoir trouver la réponse à la question ? »
  « Précisément », répondit Alice.
  « En ce cas, poursuivit le Lièvre de Mars, vous devriez dire ce que vous pensez. »
  « Je dis ce que je pense, s’empressa de répondre Alice; ou du moins…, du moins je pense ce que je dis… et c’est la même chose, n’est-il pas vrai ? »
  « Pas du tout la même chose ! protesta le Chapelier. Tant que vous y êtes, vous pourriez aussi bien dire que  » Je vois ce que je mange « , c’est la même chose que  » Je mange ce que je vois !  »
  « Vous pourriez aussi bien dire, renchérit le Lièvre de Mars, que  » J’aime e que l’on me donne « , c’est la même chose que  » L’on me donne ce que j’aime « . »
  « Vous pourriez aussi bien dire, ajouta le Loir qui, semblait-il, parlait tout en dormant, que  » Je respire quand je dors « , c’est la même chose que  » Je dors quand je respire  » !
  « Pour toi, c’est bel et bien la même chose », dit au Loir le Chapelier, et là-dessus la conversation s’interrompit et le petit groupe se tint coi une minute durant, tandis qu’Alice passait en revue dans son esprit tout ce dont elle pouvait se souvenir à propos de corbeaux et de bureaux, et cela n’était pas grand-chose.

p. 181

Illustration de Lewis Carroll

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Avis

C’est donc un bilan mitigé pour Les aventures d’Alice au pays des merveilles. Je tiens à préciser que le titre, malgré qu’il soit différent, correspond au tome 1 : Alice au pays des merveilles.

L’histoire est censé avoir ni queue ni tête, au moins, l’objectif est réussi. Mais il l’est encore plus en français qu’en anglais, puisque les jeux de mots n’ont pas vraiment de sens en français, et c’est bien dommage. Il a fallu que je lise en parallèle la version anglaise pour comprendre le déroulement de l’histoire. Ou alors, je manque cruellement de culture ( ce qui ne serait pas une surprise ! ).

Une chose m’a beaucoup gêné pendant la lecture, c’est le fait d’avoir vu le Walt Disney, je pense que ça a totalement faussé mon jugement, je ne me retrouvais pas dans l’histoire, il manquait des parties, et d’autres était ajouté, les choses étaient d’autant plus décrites différemment.

Je n’ai aimé aucun des personnages à part le chat. Alice est une enfant bien trop curieuse à mon goût, à la limite de l’insolence, ce qui m’horripile plus que tout. La reine correspond bien à son personnage dans le Walt Disney. Heureusement le chat sauve l’œuvre, par ses réponses assez pertinentes qui troublent Alice.

Je ne comprends pas non plus comment cela peut être un livre « jeunesse », j’aurai du mal à expliquer tout à mon enfant, qui je pense s’arrêterait assez vite ne comprenant pas grand choses à part les 2-3 moment de « clairvoyance », si on peut appeler les parties claires ainsi.

Je ne le relirai surement pas, bien trop étrange pour moi. Un avis plus que moyen.