Paroles de Poilus – Lettres et carnets du front 1914-1918

Mercredi 12 janvier 2011 à 19:30

http://ebeth-books.cowblog.fr/images/poilus.jpg

Nombre de Pages : 186
Année de parution : 2003
Édition: Librio Documents

Quatrième de Couverture / Résumé

       Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, bourgeois ou ouvriers. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers… Voyageurs sans bagage, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revêtir l’uniforme mal coupé, chausser les godillots cloutés… Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures.. Huit mille personnes ont répondu à l’appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu’ici éparpillées, de ces Poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n’ont pas vieilli d’un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d’humanité…

Extrait

       1916
       Cher Joseph
       Article inédit : sentimental… Garde le souvenir précieux des poilus. Ton ami qui te la serre.

Edmond

       Le poilus, c’est celui que tout le monde admire, mais dont on s’écarte lorsqu’on le voit monter dans un train, rentrer dans un café, dans un restaurant, dans un magasin, de peur que ses brodequins amochent les bottines, que ses effets maculent les vestons à la dernière coupe, que ses gestes effleurent les robes cloches, que ses paroles soient trop crues. C’est celui que les officiers d’administration font saluer. C’est celui à qui l’on impose dans les hopitaux une discipline dont les embusqués sont exempts. Le poilu, c’est celui dont personne à l’arrière ne connaît la vie véritable, pas même les journalistes qui l’exaltent, pas même les députés qui voyagent dans les quartiers généraux. Le poilu, c’est celui qui va en permission quand les autres y sont allés, c’est celui qui ne pasle pas lorsqu’il revient pour huit jours dans sa famille et son pays, trop occupé de les revoir, de les aimer ; c’est celui qui ne profite pas de la guerre ; c’est celui qui écoute tout, qui juge, qui dira beaucoup de choses après la guerre.
       Le poilu, c’est le fantassin, le fantassin qui va dans les tranchée. Combien sont-ils les poilus sur le front ? moins qu’on ne le croit. Que souffrent-ils ? Beaucoup plus qu’on ne le croit. Que fait-on pour eux ? Je sais on en parle, on les vante, on les admire de loin. Les illustrés ou les clichés de leurs appareils tentent de les faire passer à la postérité par le crayon de leurs artistes. Les femmes malades tentent de flirter avec eux par lettres.
       Mais lorsqu’ils sont au repos, les laisse-t-on se reposer ? Ont-ils leurs journées pour populariser comme en ont eu le 75, l’aviation, le Drapeau belge, etc. ? A-t-on vu expliquer dans la presse que le poilu, c’est encore le seul espoir de la France, le seul qui garde ou prend les tranchées, malgré l’artillerie, malgré la faim, malgré le souci, malgré l’asphyxie…

Edmont VITTET

p.120-121

Avis

Il n’y a pas vraiment de mots pour décrire ce que l’on lit dans ce livre. Les lettres sont touchantes, elles permettent d’apercevoir un peu mieux leur situation, leur façon de penser, leur sentiments face à cette guerre. On partage leur craintes. Parfois on suit une même personne à travers différentes lettres.

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3 commentaires

  1. verde said,

    10 octobre 2013 at 1604 04

    salut

  2. verde said,

    10 octobre 2013 at 1604 05

    ed

  3. Siana said,

    14 avril 2014 at 1907 05

    je suis totalement d’accord sur ton avis


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